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fév
02

Pixels et communication

admin Marques et Marketing, Publicité Ajoutez votre commentaire

Est-ce l’impact – avec 3 ans d’avance – de sa nomination comme « capitale européenne de la culture » ? Marseille est devenue la 13ème ville du monde, et la première en France, à être pixellisée par le collectif allemand eBoy. Une actualité qui nous donne l’occasion de revenir sur l’association des entreprises à leur territoire.

Le collectif eBoy a déjà travaillé directement pour de nombreuses marques, média et agences, si l’on en croit leur liste de références, à faire pâlir d’envie n’importe quel prestataire de services (cf. leur  blog : Adidas, Coca-Cola, Google, The New York Times, Saatchi…). Mais on notera  aussi que de nombreuses marques apparaissent sur leurs représentations des villes, et on peut imaginer qu’elles figurent parmi les mécènes à l’origine de la commande (cf. la rubrique « nos partenaires »).

eboy Marseille

Penchons nous maintenant sur leur représentation de Marseille : on y voit clairement les marques Haribo, Avenir Telecom et CIC, plus subtilement CMA CGM à travers la tour signé Zaha Hadid (maintenant indissociable du skyline phocéen). Si la présence des deux premières paraît naturelle, celle du CIC est plus étonnante : Haribo est historiquement implantée à Marseille et Avenir Telecom est l’une des entreprises phares de la ville. Pour le CIC, la marque n’a pas de lien fort avec le territoire et l’action ne semble pas dépasser le stade de la communication opportuniste. Le CIC a intégré la Lyonnaise de Banque qui avait elle-même racheté la banque Bonasse, une banque marseillaise, donc pourquoi pas ? Mais le rachat par la Lyonnaise date de 1996, et l’ensemble a été renommé CIC Lyonnaise de Banque en 2009, avec le siège à Lyon. Dans ce cas, on se demande bien pourquoi la banque a soutenu cette affiche… Et où sont donc la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Martin Maurel ?

Pourquoi ce débat ? Certains se demandent si l’on peut considérer une marque/entreprise comme l’emblème d’une ville au même titre qu’un bâtiment ou qu’un club de sport. Tout est question de pertinence …

Il y a d’abord des territoires très fortement associés à leurs entreprises : Peut-on représenter Clermont-Ferrand sans Michelin ? Ou le département du Nord sans Auchan ? Dans ce cas, la présence de l’entreprise est indiscutable, son absence même difficile à expliquer, c’est le cas de CMA CGM qui n’a pas besoin d’afficher son nom. Est légitime aussi la marque déjà très présente et qui souhaite renforcer son attachement au territoire. Ainsi Haribo dans le cas marseillais. Surtout si la démarche s’inscrit dans un plan d’actions plus large en direction de ce territoire. Pour ce qui est du CIC, sa présence relève plus de l’intention que de l’histoire… Ceci dit, si un coup de comm’ ne remplace pas la cohérence de la stratégie, ca permet parfois d’être cité dans un billet ;-)

Fabien Pecot

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Avenir Telecom, CIC, CMA CGM, eBoy, Haribo, Marseille
jan
31

iPad : L’organe suffira-t-il à créer la fonction ?

admin Médias Ajoutez votre commentaire

GutenbergCurieux, ce vivat unanime des éditeurs de presse pour saluer l’arrivée du iPad, la tablette connectée qui viendrait donc sauver une industrie au bord de la banqueroute. Comme si la crise des médias papier pouvait être réglée par l’arrivée d’un seul device messianique, griffé de la marque à la pomme. Ainsi, ce nouveau support électronique suffirait à endiguer le désamour grandissant envers l’écrit. Les amateurs de PSP et de Youtube s’apprêteraient à échanger, comme un seul homme, leur distraction favorite contre la lecture des quotidiens. Et, contrairement aux fondements de la théorie de l’évolution, un organe créerait la fonction, l’iPad suscitant subitement le goût de l’écrit et l’envie de le financer …

Mais s’agit-il uniquement d une affaire de contenant ? Le flacon iPad provoquera-t-il l’ivresse des lecteurs – et des éditeurs – sans qu’on ne change rien aux contenus éditoriaux ? Sans doute pas si la presse s’en tient à la commercialisation d’ersatz pdf de son édition papier. Sans doute pas si elle ne tient pas compte de l’arrivée des « millenials », cette génération Y née après l’invention du PC et grandie avec le jeu vidéo. Non, le problème des journaux ne sera pas réglé en se contentant d’embarquer quelques liens vidéo sur les sites de presse…

Mais tous les espoirs sont permis si les éditeurs imaginent les nouveaux contenus qu’attend le marché. Rappelons-nous le marché de l’édition avant l’arrivée de Gutenberg : Les moines copiaient la Bible – et quelques livres religieux – à l’intention de leurs pairs. Point. Puis, d’un coup, vers 1450, l’invention de l’imprimerie .a permis la diffusion de la philosophie, des sciences et du roman … Érasme, Copernic et Rabelais en ont profité, la Renaissance en est issue.

Aussi, s’il était vrai qu’Apple vienne de ressusciter Gutenberg, c’est aux médias maintenant de prendre des risques créatifs pour faire tourner l’imprimerie.

François Ramaget

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Apple, Gutenberg, iPad, presse écrite
jan
26

Le marketing territorial, de St-Etienne à Chicago …

admin Marques et Marketing, Relations Publiques Ajoutez votre commentaire

J’avais parlé sur ce blog de l’affiche osée qui faisait la promotion de Madrid au cœur de Barcelone. Au-delà de l’anecdote, le marketing territorial est un vaste sujet sur lequel je viens de travailler pour la Rouen Business School (ex-ESC Rouen) et qui mérite quelques éclairages…

Fin 2009, deux actualités mettaient en lumière la communication et le marketing des territoires, à des niveaux très différents. Au plan mondial, FutureBrand et Weber Shandwick publiaient en novembre leur cru 2009 du « Country Brand Index », le classement des marques-pays les plus puissantes. Il est marqué par l’effet « re-branding » du président Obama sur les Etats-Unis, et le retour des US en tête du classement. Autre lieu, autre échelle, le 1er décembre avait lieu à Saint-Etienne la remise des prix de la communication publique en France, qui a sacré l’opération « La Courneuve porte plainte devant la Halde ».

il ne s’agit pas de couvrir en un seul billet l’ensemble des problématiques mais plutôt d’introduire ce sujet qui nous intéresse chez Aspect et sur lequel nous sommes plusieurs a avoir  travaillé (pour l’Ecosse, Marseille Euroméditerranée, le Kent, Liverpool etc.…).

A la lumière des deux événements cités, nous voulons simplement rappeler qu’un événement déclencheur est souvent à l’origine d’une prise de conscience de la nécessité de marketer un territoire – et évoquer aussi la question de la hiérarchie entre les marques (pays, régions, villes…).

Le syndrome des JO perdus

Jean-Noël Kapferer déclare dans sa « Bible » (Les marques, capital de l’entreprise) que les territoires ont pris conscience du besoin d’attirer les ressources matérielles et humaines pour leur développement et de la concurrence dans laquelle ils se trouvent. Il cite l’exemple de Paris perdant les Jeux Olympiques de 2012 face à Londres comme l’expression de la faiblesse de la marque France face à la marque UK.

Les JO, ou plutôt leur absence, paraissent d’ailleurs être un signal d’alerte, le symptôme que quelque chose ne tourne pas rond pour le territoire perdant. Marian Salzman (Président d’Euro RSCG Worlwide PR) écrit ainsi sur le site de Nation Branding que le 2 octobre 2009 restera pour le monde entier le signe que la marque Amérique a perdu de sa puissance : Ce jour là, Rio remporte les JO 2016 face à Chicago, « Obama-city » !

Partant du principe que le concept de marque devient pertinent dès que la concurrence existe – pour créer de la préférence – l’analyse marketing concerne évidemment les territoires. En dehors des JO, les pays, régions, métropoles ou villes sont effectivement en concurrence quotidienne – pour l’accueil d’un siège social, d’une structure internationale, mais aussi de touristes, d’étudiants, de chercheurs, de nouveaux habitants etc.. L’image que renvoient ces territoires devient déterminante.

Quelle hiérarchie entre les marques ?

Le site Nation Branding propose différentes études de cas de pays ayant pris en main la gestion de leur nom. De son côté, Le blog de Boris Maynadier, professeur à Toulouse et consultant auprès de la communauté d’agglomération de Nantes, regorge d’exemples de marques-villes, des initiatives que pourraient récompenser les prix de la communication publique.

Mais ne cherchez pas l’étude du cas « France », elle n’existe pas sur le blog, peut-être parce que nous n’avons pas vraiment entrepris de stratégies dans ce sens. En revanche, nos collectivités sont très actives, et outre le palmarès de Saint-Etienne, il est impossible de passer à côté d’OnlyLyon, incontestablement la plus innovante dans ce sens en France : la marque du Grand Lyon ne regroupe pas moins de 12 acteurs impliqués dans le rayonnement métropolitain (Communauté Urbaine, CCI, Université, Aéroport, Département, Office du tourisme et des congrès…), un réseau d’ambassadeurs et (nécessairement ?) une batterie d’agences de communication misant beaucoup sur les RP !

Malgré tous les efforts de Lyon, nous n’en sommes pas encore au point où des marques régionales pourraient mettre en difficulté à la marque « France » (à part peut-être la marque Paris, si tant est qu’elle soit réellement structurée sur le modèle de Lyon). Il n’en pas de même partout : Pour revenir au pied de nez madrilène à Barcelone, une des conclusions de Raul Peralba Fortuny dans le rapport sur le positionnement de la marque Espagne (« El posicionamiento estratégico de la marca España », Juin 2009) porte sur la marque Espagne. Elle souffrirait, selon lui, du succès de ses marques « filles » que sont Barcelone, Ibiza, Madrid, l’Andalousie ou la Catalogne… Notons que cette dernière dispose de cinq délégations dans le monde et assure seule sa promotion – économique, culturelle, politique et touristique – …

Entre nécessité et difficultés, le marché avance et se structure… De mon côté, j’espère pouvoir revenir bientôt sur le sujet…

Fabien Pecot

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city branding, jeux olympiques, marketing territorial, Nation branding, ONLYLYON
jan
22

De l’e-reputation et du saucisson

admin Communication 2.0, Relations Publiques 1 commentaire
© Christine Lamour - Fotolia.com

© Christine Lamour - Fotolia.com

Tout le monde en parle. Tout le monde. Entreprises, politiques, professions libérales et même vous et moi : Le coup est parti. Cette fois, c’est sûr, l’e-reputation sera le buzz word de l’année 2010. On avait déjà subi la montée des blogs, la vague Facebook, l’irruption du dernier cri Twitter, et voici maintenant le nouveau concept qui les dépasse et les encapsule, pour nous poser abruptement la question: « Comment exister dans le magma des contenus générés par l’utilisateur ? ». Une préoccupation planétaire (au moins sur les deux rives de l’Atlantique Nord) qui génère plus de 7000 posts par jour si l’on doit en croire Google…

Des chroniques de David Abiker – excellentes au demeurant – aux papiers vulgarisateurs du Figaro, des éditeurs de logiciels spécialisés à la centaine d’agences revendiquant ce nouvel eldorado, tout le landerneau médiatique bruisse à l’unisson de l’e-reputation, le nouveau mot magique, qui terrifie les uns autant qu’il enflamme la convoitise des autres…  Il y aurait donc quelque chose de nouveau sous le soleil de la comm’.  L’entreprise devrait désormais se méfier plus que tout d’une opinion publique en ligne, perçue comme une terrible gorgone protéiforme et tentaculaire. Il conviendrait de la surveiller. Voire la dompter avec l’aide d’une nouvelle race de communicants, rompus aux arts numériques. L’e-reputation serait une nouvelle strate de la réputation de l’entreprise, comme une nouvelle couche fragile de l’épiderme de l’institution nécessitant le recours à une médecine spécifique et hautement technologique…

Arrêtons-nous un instant pour considérer la question. Oui, l’internaute dispose aujourd’hui de 1001 canaux pour faire instantanément valoir son avis, ses goûts et ses expériences aux yeux du monde. Mais l’internaute n’est qu’un consommateur qui surfe sur le net. Et la réputation de l’entreprise sur le web, qu’il la constate ou bien qu’il contribue à la fabriquer, n’est que le prolongement de celle qu’il perçoit ou véhicule dans sa vie de tous les jours. Content, curieux ou insatisfait d’une marque, il en parle à ses amis et relations, qui l’écoutent – avec une attention inégale… Certes, le web élargit le cercle de ses « amis », décuple ses capacités d’information et son pouvoir d’influence. Mais il ne change pas les fondamentaux de la prescription.

Pour que l’e-reputation soit une vraie nouveauté, il faudrait que l’entreprise ait attendu le web 2.0 pour découvrir ses obligations de bien faire son métier. Pour que l’e-reputation ait besoin d’une nouvelle génération d’experts, il faudrait supposer que les nouveaux médias permettent de s’inventer une vraie « second life », de travestir la réalité, de transmuter les vessies en lanternes … Désolé pour les partisans d’un nouveau paradigme digital, le web est très puissant mais il n’est qu’un vecteur d’accélération et un prisme d’amplification. Il ne transforme pas le réel. Au plan de l’entreprise, Twitter ou pas, la réalité réside dans le savoir-faire, le sens du client, les tarifs, la politique RH, la responsabilité sociale. Et la réputation, en ligne comme ailleurs, se fonde sur la bonne communication de ces atouts.

La réputation est une entité unique et précieuse, pas un accessoire de confort qu’on puisse saucissonner.
Tout comme la santé d’un organe ne se dissocie pas de la santé générale de l’individu, la réputation ne peut pas se décomposer commodément en blocs distincts de réputation physique et digitale. Le brief doit être le même, tout comme les qualités requises pour réussir. S’il faut bien sûr des compétences particulières pour maîtriser les codes et les outils du web, la priorité n’est pas toujours de se doter, dans l’urgence, de la « killer application » pour iPhone que tout bon annonceur doit exhiber dans ses diners en villes. Pour tous les publics, les préoccupations liées à la crise, au développement durable et à la mondialisation exigent des entreprises une réflexion sur leurs valeurs. Avec ou sans « e-», pour asseoir les fondements de sa réputation, l’entreprise doit répondre par le dialogue à la quête de sens du consommateur.

François Ramaget

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e-reputation, opinion publique, web 2.0
jan
20

Sauver le brief

admin Publicité, Relations Publiques 3 commentaires

Un coup  clin d’oeil émanant d’une agence de comm mais, a l’évidence, un bon message pour nos clients des agences de relations publiques ;-)

expert court from the brain compagnie on Vimeo.

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brief
jan
15

Petits déjeuners avec Mary Beth Kemp…

admin Communication 2.0, Marques et Marketing, Relations Publiques 1 commentaire

Cette semaine s’est conclue comme elle avait commencé : par un petit déjeuner-interview avec Mary Beth Kemp, analyste marketing pour Forrester Research.

Lundi matin nous avons rencontré Alain Delcayre autour du dernier rapport de Mary Beth : « Connecting the dots », qui a fait l’objet d’une pleine page dans le numéro d’hier. Et ce matin, c’est avec Gregory Pouy que nous avons balayé les principaux sujets de recherche qu’elle couvre en ce moment. Ce fut très enrichissant d’un point de vue professionnel : voilà quelques uns des sujets que nous avons abordé, dont vous trouverez plus de détails dans Stratégies, et sûrement très vite sur le blog de Greg..

Il a été question de l’intégration de la réorganisation des stratégies marketing en fonction des groupes de consommateur (avec les exemples de P&G et les sites beingirl.fr ou homemadesimple.com). Mais aussi de la nécessité d’approches beaucoup plus holistique de la discipline, qui ne laissent pas la relation client de côté et permettent une expérience totale de la marque, calquée sur le cycle d’utilisation du produit par le consommateur. Nous nous sommes aussi demandés dans quelle mesure les conversations négatives que l’on trouve sur le web à propos d’une marque affectent vraiment les ventes (cf à ce propos un billet de François de mars 2009). Ou encore de l’intégration des médias sociaux dans les outils CRM…

Que du bon !

Fabien Pecot

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Forrester, Mary-Beth Kemp, media sociaux, Strategies
jan
15

Quand l’ESC utilise la disparition de Philippe Seguin

admin Relations Publiques 1 commentaire

Sandrine Blanchard, dans Le Monde daté du 14 janvier, attirait notre attention sur le communiqué de presse diffusé par la Société Européenne de Cardiologie (ESC) au lendemain du décès de Philippe Seguin.

Dans un article très mordant, elle raconte comment l’ESC aurait voulu sensibiliser le grand public aux facteurs susceptibles de provoquer une crise cardiaque, en utilisant la mort de M. Seguin comme prétexte de com…

Outre le cynisme de la démarche, la poésie des formules franglaises nées de la vraisemblable utilisation d’un quelconque logiciel de traduction, ne nous a pas laissés de marbre. Un exemple particulièrement savoureux : « La mort cardiaque soudaine se produit souvent dans les individus sans n’importe quelle maladie du coeur précédemment connue, due à un caillot formant sur une plaque athérosclérotique dans les navires assurant le coeur (artères coronaires)» 

Au final, cet effort de communication pathétique (voire pathologique) n’aura servi qu’à discréditer largement ses émetteurs :

On peut saluer la volonté de coller à l’actualité locale, mais alors pourquoi ne pas faire l’effort de respecter ses interlocuteurs, et de miser sur leur capacités de déchiffrage d’un langage quasi codé ? Les messages que l’ESC a voulu transmettre sont tout bonnement incompréhensibles….pour le grand public ! Ainsi, il semble qu’à part Le Monde, aucun média n’ait eu le courage de décrypter le communiqué de l’ESC (en tout cas sur le web). Bref, c’est le contraire de l’effet recherché qui s’est produit : l’ESC a été  tournée en ridicule par le principal journal d’influence français, et par son million de lecteurs quotidiens…

En tout cas, si l’ESC cherche une agence en France… à bon entendeur !

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/13/fichez-lui-la-paix-par-sandrine-blanchard_1291071_3232.html

Adeline Deliau

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actualité, ESC, seguin
jan
06

L’@gora

admin Communication 2.0, Communication politique 1 commentaire

« Les créateurs de possibles» , voilà des mois qu’on nous « tease » avec ce fameux site qui devrait enfin ouvrir sous 24h selon les  blogueurs sélectionnés pour rencontrer NKM hier soir. Une « prise de risques » saluée par certains, ce qui contraste largement avec l’émotion négative provoquée par le lip-dub du même parti politique avant les vacances.

Greg analyse largement le lancement du réseau social de l’UMP sur son blog, je partage son analyse sur plusieurs points, notamment la prise de risque qui consiste à ouvrir la porte à toutes les doléances possibles et surtout à rendre impossible l’option « on enterre ce dossier que l’on ne voudrait pas traiter». Avec un tel site, certains sujets vont devenir incontournables : comment réagira-t-on si d’ici quelques semaines la proposition la plus votée par les internautes est la suppression du bouclier fiscal ?

En commentaire du billet de Greg, Cyrille modère cette prise de risque et fait une très belle référence à l’agora athénienne. Selon lui, on ne peut pas comparer cette initiative avec ce que pourraient faire des marques car il rappelle que c’est le propre de la politique de faire émerger des idées et permettre le débat. Si plus récemment, les partis avaient concentré la force de proposition, on peut voir ça comme un naturel retour des choses que la technologie rend possible.

Baptiste ajoute sur son blog que dans 10 jours, l’Ump lance son nouveau site « corp »… le parti de la rue de la Boétie est décidément très web, avec plus ou moins de succès : n’oublions pas le flop du lip-dub J !

J’ai pour ma part deux interrogations.

La première concerne le paradoxe entre les objectifs et les moyens : je doute que des jeunes internautes de sensibilité socialiste, écologiste, communiste se rendent sur un site lancé par l’UMP. Il me semble que la société est encore très cloisonnée politiquement, ce qui risque de malheureusement fausser le débat. On peut regretter que l’UMP n’ait pas profité d’être au pouvoir pour lancer un site similaire mais initié par le gouvernement plutôt que par un seul parti. Finalement, le biais principal de ce site, c’est qu’il a deux objectifs qui ne sont pas nécessairement conciliables : faire émerger des propositions venant de tous bords politiques et servir un seul parti lors d’échéances électorales à venir…

La seconde a trait à l’esprit 2.0 : je me demande s’ils se rendent-ils compte de ce qu’ils font ? Tous les membres du parti partagent-ils l’esprit 2.0 ? Comment expliquer aux élus et aux militants qu’un site créé par leur parti peut les mettre en difficulté, peut servir de haut parleur pour les idées de l’opposition ? Il ne faudrait pas que sous la pression d’une frange plus conservatrice, on arrive à supprimer des idées « gênantes ». Je me demande si l’on ne trouve pas l’idée géniale avant de se trouver ennuyé par sa mise en pratique et si finalement les politiques français sont vraiment 2.0…

On risque de le savoir vite.

Fabien Pecot

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blogueurs, Les créateurs de possibles, UMP, web 2.0
jan
05

Nexus One ou le vertige de l’information

admin Communication 2.0, Marques et Marketing, Relations Publiques Ajoutez votre commentaire

Incroyable cette sortie du Nexus One de Google. Cela fait deux heures que je suis connecté sur Twitter Search avec le mot clé Nexus One. Résultat ? On atteint la centaine d’updates contenant le mot clé en moins de deux minutes ! En gros toutes les secondes, une personne twitte avec le terme Nexus One dans son statut.

Si l’on réfléchit bien, on peut pertinemment penser que cette sortie ne concerne pas le monde entier ! C’est vrai, certains critères doivent être réunis pour s’intéresser à la sortie du nouveau Google Phone:

1/ Vivre dans un pays concerné par les innovations technologiques. Je serais étonné d’apprendre que 80% de la population du Burundi suive la chose de très près.

2/ Vivre dans un pays où il fait jour ! Actuellement l’Asie Orientale vit tranquillement sa soirée et ne parlont pas de l’Asie Australe qui doit dormir à poings fermés. Alors à moins d’être fana de nouvelles technologies, ou un acteur de l’information business ou IT, le citoyen lambda de ces zones du globe n’est que peu concerné.

3/ Ensuite, s’il fait bon jour chez vous, et même si je suis d’accord, il ne faut pas sous-estimer l’implication de la population dans l’information, encore faut-il porter un intérêt quelconque à la téléphonie, aux nouvelles technologies, ou de manière plus globale, à l’économie mondiale, car, oui, nous parlons bien ici d’acteurs majeurs. On ne peut pas partir du constat que tout le monde attend l’officialisation de la news comme le premier pas de l’homme sur la lune, parce que ce n’est pas vrai. Une partie de la population (et je ne parle pas exclusivement de la France) n’a certainement aucun intérêt pour cette annonce.

4/ Ajoutez ces éléments aux faits que:

  • ceux qui travaillent n’ont pas forcément le temps de s’y pencher
  • le Nexus One a déjà été rooté
  • et le plus important de tous: j’ai écris cet article alors que Google n’avait même pas officialisé l’appareil !!

Deux conclusions:

  • Le nouveau téléphone de Google excite les foules
  • Mais la plus importante: les lois de l’information ont changé.

Elles ont tellement changé que j’en suis complètement halluciné. Chaque jour je m’émerveille de la vitesse à laquelle tout cela se diffuse. On aimerait pouvoir tout suivre, mais c’est devenu impossible… trop de sources, trop d’information, trop d’excitation. Les annonces ont vu leurs effets décuplés avec les années et l’apparition de puissants outils de transmission de l’information tels que Twitter. D’autant plus que ces nouveaux médias sont à disposition de la population, se transformant ainsi en véritable vecteurs d’actualité. L’information s’est faite greffer un V12 des masses sous son capot et grille maintenant tout sur son passage.

Elle va tellement vite que cela en fait froid dans le dos. Dans la catégorie des chiffres hallucinants, voici une petite vidéo très parlante:

Au final, nous avons fini par créer une société exponentielle qui nous dépasse de plus en plus. Il m’est par exemple impossible de suivre le défilement des commentaires faits sur Twitter à propos du Nexus One. L’être humain enregistre quotidiennement une quantité croissante d’information. C’est finalement peut-être ça l’évolution … Reste à savoir en quoi nous allons évoluer …

Toujours est-il que gérer une campagne de communication autour d’un produit de grande ampleur devient mission impossible. Les leaks sont de plus en plus fréquents car le scoop coûte de plus en plus cher en termes de notoriété dans une société où n’importe qui peut en devenir la source.

Cependant (oui car il faut toujours un cependant!), relativisons (oui car il faut toujours relativiser!) ! Gardons les pieds sur terre et pensons que finalement ces outils ne seraient rien sans les leviers qui les actionnent: nos petits pouces droitement armés tels une épée de Damoclès au-dessus des touches de nos smartphones ronronnants. L’élément déclencheur n’est pas l’outil, mais notre cerveau qui envoie l’information à l’outil via un geste simple. Alors on peut toujours penser que le jour où nous nous sentirons dépassés, nous pourrons dire stop!

Je rappelle peut-être des évidences, mais n’est-ce pas là un très bon moyen de relativiser finalement ? Sur ce je dis stop et m’enfuis vers la simplicité de ma nature humaine …

Sébastien Meunier

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Google, Nexus One, Twitter
déc
14

La pub de la pub …

admin Publicité, Relations Publiques 1 commentaire

Bizarre, le lancement d’une campagne de pub télé en faveur de la pub télé…  A initiative du SNPTV,  saluons cet intéressant exercice de narcissisme qui consiste a s’auto-promouvoir en se décernant des lauriers à l’unanimité  de la profession.

L’intitulé de la campagne,  « Et vous, la publicité TV, vous en pensez quoi» , laissait espérer qu’on donnerait la parole aux téléspectateurs, mais voila, ce montage d’extraits de pub en faveur de la pub n’annonce qu’une couleur : « Les téléspectateurs aiment la pub télé»  (sic). Point. Pas l’ombre d’un questionnement, d’un témoignage ou encore moins d’une remarque critique. Pas trace d’une preuve, d’un résultat d’enquête, d’un taux de satisfaction. De la pub quoi.

Dommage que le SNPTV n’ait pas jugé bon de tabler sur le discours argumenté via les relations média. Dans les faits, cette campagne directement inspirée du talent créatif des afficheurs de parkings – Vous avez sans doute déjà vu ces 4X3 de de centres commercieaux proclamant « Votre pub ici»   – ne convaincra pas sans doute grand monde mais, au moins, elle occupera de l’espace. D’ailleurs, au-delà des enjeux d’image pour la profession, se pourrait-il que  la multi-diffusion des spots vise aussi a masquer la maigreur des écrans de la rentrée ? Non, c’est pas possible …

François Ramaget

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auto-promotion, campagne, SNPTV, télévision
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