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mar
09

Super Twitter, justicier numérique

admin Communication 2.0 Ajoutez votre commentaire

Curieuse histoire que celle du vélo de M. Austin Horse, retrouvé moins de 2h30 après avoir été volé dans New-York…grâce à Twitter.

C’est J.David Goodman qui nous rapporte cette histoire amusante sur son blog New York Times : M.Horse avait garé son vélo dans New-York le temps d’une rapide course, en sortant, il s’aperçoit qu’on le lui a volé. Aussitôt, il poste l’info sur Twitter avec une des photos de son vélo qu’il avait sur son smartphone (“STOLEN BIKE! My orange gangsta just got stolen 28th & mad”). Il est 16h.

Ses tweets et photos se diffusent pendant qu’il vérifie les cameras de surveillance où l’on ne voit pas grand-chose. M. Horse continue sa journée.

une des photos twettées par M.Horse

une des photos twettées par M.Horse


Proche du New Museum, M. Brannan, sujet de sa Gracieuse majesté en vacances avec sa femme, aperçoit un vélo orange et reconnaît celui du tweet qui était arrivé jusqu’à lui un peu plus tôt. Il va donc s’emparer du vélo pour le restituer à son propriétaire après l’avoir prévenu, il est 18h30.

Une anecdote amusante dont on imagine mal qu’elle puisse se généraliser : le flux d’infos est déjà assez difficile à gérer sans que l’on ait en plus à mener des enquêtes pour tous nos « followers/ing ».

Mais pourquoi pas un #volparis7eme #criminelechappelyon2eme ?

Plus d’infos : http://cityroom.blogs.nytimes.com/2010/03/09/a-bike-theft-in-the-time-of-twitter/

Fabien Pecot

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New-York, stolen bike, Twitter, vélo
mar
09

Wanted ! Etudiant webdesigner pour stage 6 mois

admin Agence Aspect, Relations Publiques, e-reputation Ajoutez votre commentaire

Dans le cadre du développement de nos activités web et ereputation, nous recherchons un étudiant en fin d’études dans une école de graphisme (pas restrictif), intéressé par le webdesign, geek juste ce qu’il faut, un peu créa aussi, et surtout motivé pour intégrer la cellule « Ouèbe»  de l’agence Aspect Paris.

Plus concrètement :

  • Développer la présence web de l’agence (notamment sur les réseaux sociaux) et son référencement
  • Support technique pour le blog agence (www.aspectconsulting.fr) : suivi du trafic, intégration de widgets…
  • Participer à la mise en place des stratégies d’influence en ligne pour le compte de nos clients
  • Créer des sites internet pour des opérations dédiées
  • Assister les consultants sur la partie technique/créative des opérations digitales et dans la constitution / le management d’un réseau de freelances spécialisés

Formation souhaitée :

  • Ecole de graphisme, bac+3 minimum
  • Notions Pack Creative Adobe (Photoshop, Illustrator, Flash…)
  • Référencement
  • Html
  • Bonne connaissance/usage des réseaux sociaux et du web communautaire
  • L’anglais est un plus.

Contact :

@fabienaspect

fabien@aspectconsulting.eu

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ereputation, offre, stage, webdesign
mar
04

« Casse-toi sale gros ! », prochain slogan de l’INPES ?

admin Publicité 1 commentaire

Nous avions déjà parlé de l’intérêt de la psychologie sociale en marketing, en voilà une illustration toute récente.

Une étude de Grenoble EM et l’Université Pierre Mendès-France (1) montre qu’en matière d’obésité, les adolescents sont moins sensibles aux messages sanitaires que sociaux. Les chercheurs ont exposé un groupe de 800 jeunes femmes et hommes à des messages mettant en avant les risques de l’obésité pour la santé, puis à des messages pointant du doigt les risques d’exclusion sociale. Les résultats montrent que ceux ayant été exposé aux arguments sociaux choisissent ensuite un goûter plus sain que les autres. Cette avancée tout à fait intéressante dans l’absolu pose une question préoccupante aux professionnels de la communication.

Après les campagnes « chocs » contre le tabac et les accidents de la route, va-t-on avoir droit à des publicités mettant en scène la solitude de l’adolescent obèse dans la cour de recréation ? La tristesse de la trentenaire que son copain quitte parce qu’elle est « trop grosse » ? Et la détresse d’un jeune homme en surpoids à qui l’on refuse l’entrée en boîte de nuit ?

Est-on prêt à accepter ça à l’heure du politiquement très correct (cf le dossier de La Croix sur « l’humour méchant»  du 3 mars 2010) ?

« Non ! » tout court, ou « non, pas plus que l’on pensait pouvoir supporter les images trash sur les paquets de cigarette il y a 10 ans » ?

Ce serait mettre tabac, alcool et obésité dans le même panier. Et oublier que si pour tout le monde fumer ou boire est un choix, l’obésité, elle, n’est pas toujours la conséquence de grignotages et négligences mais bien souvent une maladie.

Finalement, c’est peut-être là que les chercheurs en psycho-socio peuvent avoir une importante valeur ajoutée : comment faire passer le message qu’une alimentation saine est aussi bénéfique à la vie sociale qu’à la santé, sans faire concurrence à Stéphane Guillon ?

Fabien Pecot

1 – Source : Werle, Carolina O. C., Boesen-Mariani Sabine, et Gavard-Perret Marie-Laure (2010), « Prévention du risque d’obésité chez les adolescents : Identification de facteurs d’efficacité des messages », Rapport Final, Fondation Wyeth pour la Santé de L’Enfant et de l’Adolescent
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Boesen-Mariani, Gavard-Perret, Grenoble, INPES, obésité, Publicité, surpoids, Université Mendes-France, Werle
fév
27

Hauts et bas des RP : Elena Salgado et le Financial Time

admin Communication politique, Relations Publiques Ajoutez votre commentaire

Elena Salgado saludando a la Reina par sagabardon

Que fait Elena Salgado, ministre de l’économie du gouvernement espagnol, lorsqu’elle veut rassurer les marchés sur la situation financière de son pays ? Achète-t-elle des spots de publicité sur Bloomberg ou des pages dans les grands quotidiens économiques du monde entier ? Non. Prononce-t-elle un discours devant la BCE à Francfort ou devant Wall Street ? Non plus.

Elle se contente de faire des RP : elle se rend à Londres pour y rencontrer les rédacteurs en chef du Financial Times ! Cette initiative qui souligne l’énorme influence du quotidien londonien sur le monde économique est une illustration au plus haut niveau de l’efficacité  RP en cas de situation de crise.

Très bonne tactique : on identifie le support le plus influent sur la cible visée et on organise un rendez-vous de la rédaction avec le porte parole le plus compétent. En plein dans l’actualité, dès le lendemain, un éditorial du FT se faisait l’écho du plan espagnol, détaillé par la ministre qui a visiblement convaincu la rédaction. Aucune campagne de publicité n’aurait pu dissiper les doutes et crédibiliser à ce point le plan concocté par le gouvernement Zapatero.

A l’inverse, ce qui est terrible, c’est que cette même ministre se voit forcée de préciser  dans ses médias nationaux qu’elle n’a pas eu besoin de « séduire » le conseil éditorial mais seulement de leur « expliquer » pourquoi le plan d’ajustement espagnol était crédible. Ce qui veut dire que même lorsqu’une ministre, multi-diplômée des plus grandes universités de son pays, fait des RP, on ne peut s’empêcher de l’imaginer dans le jeu de la séduction.

Pour des journaux espagnols ayant repris l’info (parfois même dans le titre), si on peut comprendre qu’ils aient voulu se moquer de la ministre, ils ont sans doute négligé l’image qu’ils renvoyaient eux-mêmes de leur profession : Imaginer le FT relayer une information biaisée sur la santé économique espagnole après deux ronds de jambe et un clin d’œil, fussent-ils ministériels, c’est prêter bien de considération à  leurs confrères …

Fabien Pecot

(photo : Elena Salgado saludando a la Reina – Crédit Sagabardon)

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elena salgado, FT, RP
fév
14

Buzze toujours …

admin e-reputation Ajoutez votre commentaire

Cocasse, cette campagne de buzz orchestrée par les communicants dévoués à la cause des huissiers … Le truc, c’est la caméra cachée pendant l’une de leurs visites impromptues, le gag à la « surprise sur prise»  supposé « djeuns»  et susceptible de redresser l’image d’une profession malaimée… Mouais.


Soyez sympa 1
par HuissiersdejusticeParis

A en juger par la mine défaite du quidam surpris par le coup de sonnette, le film insiste surtout sur le sentiment de malaise qu’ils inspirent à priori. Le fait est que, pour une intervention qu’on viendrait à solliciter, ils rendent infiniment plus de visites mal vécues, que ce soit pour avis de saisie d’impôts, PV ou loyers impayés … C’est la nature même du job et un film clin d’œil n’y changera rien.

Ceci dit, cette tentative ouvre d’intéressantes perspectives de buzz aux professions les plus redoutées du pays: On imagine déjà les agences d’e-reputation fourbissant des campagnes  à la gloire des aubergines (ah! la vidéo impayable où elles glissent des mots d’amour sous les essuie-glaces), des controleurs fiscaux (venus déposer en mains propres des chèques de trop-perçu) ou des agents de l’immigration (grimés en Pères Noël pour organiser la distribution de cartes d’identité) …

Oui, on peut toujours buzzer pour redorer sa réputation, mais pour créer de la connivence, certains devraient changer l’ADN même de leur profession. C’est juste un peu plus impliquant que de produire un film viral…

François Ramaget

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buzz, e-reputation, huissiers
fév
02

Pixels et communication

admin Marques et Marketing, Publicité 1 commentaire

Est-ce l’impact – avec 3 ans d’avance – de sa nomination comme « capitale européenne de la culture » ? Marseille est devenue la 13ème ville du monde, et la première en France, à être pixellisée par le collectif allemand eBoy. Une actualité qui nous donne l’occasion de revenir sur l’association des entreprises à leur territoire.

Le collectif eBoy a déjà travaillé directement pour de nombreuses marques, média et agences, si l’on en croit leur liste de références, à faire pâlir d’envie n’importe quel prestataire de services (cf. leur  blog : Adidas, Coca-Cola, Google, The New York Times, Saatchi…). Mais on notera  aussi que de nombreuses marques apparaissent sur leurs représentations des villes, et on peut imaginer qu’elles figurent parmi les mécènes à l’origine de la commande (cf. la rubrique « nos partenaires »).

eboy Marseille

Penchons nous maintenant sur leur représentation de Marseille : on y voit clairement les marques Haribo, Avenir Telecom et CIC, plus subtilement CMA CGM à travers la tour signé Zaha Hadid (maintenant indissociable du skyline phocéen). Si la présence des deux premières paraît naturelle, celle du CIC est plus étonnante : Haribo est historiquement implantée à Marseille et Avenir Telecom est l’une des entreprises phares de la ville. Pour le CIC, la marque n’a pas de lien fort avec le territoire et l’action ne semble pas dépasser le stade de la communication opportuniste. Le CIC a intégré la Lyonnaise de Banque qui avait elle-même racheté la banque Bonasse, une banque marseillaise, donc pourquoi pas ? Mais le rachat par la Lyonnaise date de 1996, et l’ensemble a été renommé CIC Lyonnaise de Banque en 2009, avec le siège à Lyon. Dans ce cas, on se demande bien pourquoi la banque a soutenu cette affiche… Et où sont donc la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Martin Maurel ?

Pourquoi ce débat ? Certains se demandent si l’on peut considérer une marque/entreprise comme l’emblème d’une ville au même titre qu’un bâtiment ou qu’un club de sport. Tout est question de pertinence …

Il y a d’abord des territoires très fortement associés à leurs entreprises : Peut-on représenter Clermont-Ferrand sans Michelin ? Ou le département du Nord sans Auchan ? Dans ce cas, la présence de l’entreprise est indiscutable, son absence même difficile à expliquer, c’est le cas de CMA CGM qui n’a pas besoin d’afficher son nom. Est légitime aussi la marque déjà très présente et qui souhaite renforcer son attachement au territoire. Ainsi Haribo dans le cas marseillais. Surtout si la démarche s’inscrit dans un plan d’actions plus large en direction de ce territoire. Pour ce qui est du CIC, sa présence relève plus de l’intention que de l’histoire… Ceci dit, si un coup de comm’ ne remplace pas la cohérence de la stratégie, ca permet parfois d’être cité dans un billet ;-)

Fabien Pecot

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Avenir Telecom, CIC, CMA CGM, eBoy, Haribo, Marseille
jan
31

iPad : L’organe suffira-t-il à créer la fonction ?

admin Médias Ajoutez votre commentaire

GutenbergCurieux, ce vivat unanime des éditeurs de presse pour saluer l’arrivée du iPad, la tablette connectée qui viendrait donc sauver une industrie au bord de la banqueroute. Comme si la crise des médias papier pouvait être réglée par l’arrivée d’un seul device messianique, griffé de la marque à la pomme. Ainsi, ce nouveau support électronique suffirait à endiguer le désamour grandissant envers l’écrit. Les amateurs de PSP et de Youtube s’apprêteraient à échanger, comme un seul homme, leur distraction favorite contre la lecture des quotidiens. Et, contrairement aux fondements de la théorie de l’évolution, un organe créerait la fonction, l’iPad suscitant subitement le goût de l’écrit et l’envie de le financer …

Mais s’agit-il uniquement d une affaire de contenant ? Le flacon iPad provoquera-t-il l’ivresse des lecteurs – et des éditeurs – sans qu’on ne change rien aux contenus éditoriaux ? Sans doute pas si la presse s’en tient à la commercialisation d’ersatz pdf de son édition papier. Sans doute pas si elle ne tient pas compte de l’arrivée des « millenials », cette génération Y née après l’invention du PC et grandie avec le jeu vidéo. Non, le problème des journaux ne sera pas réglé en se contentant d’embarquer quelques liens vidéo sur les sites de presse…

Mais tous les espoirs sont permis si les éditeurs imaginent les nouveaux contenus qu’attend le marché. Rappelons-nous le marché de l’édition avant l’arrivée de Gutenberg : Les moines copiaient la Bible – et quelques livres religieux – à l’intention de leurs pairs. Point. Puis, d’un coup, vers 1450, l’invention de l’imprimerie .a permis la diffusion de la philosophie, des sciences et du roman … Érasme, Copernic et Rabelais en ont profité, la Renaissance en est issue.

Aussi, s’il était vrai qu’Apple vienne de ressusciter Gutenberg, c’est aux médias maintenant de prendre des risques créatifs pour faire tourner l’imprimerie.

François Ramaget

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Apple, Gutenberg, iPad, presse écrite
jan
26

Le marketing territorial, de St-Etienne à Chicago …

admin Marques et Marketing, Relations Publiques Ajoutez votre commentaire

J’avais parlé sur ce blog de l’affiche osée qui faisait la promotion de Madrid au cœur de Barcelone. Au-delà de l’anecdote, le marketing territorial est un vaste sujet sur lequel je viens de travailler pour la Rouen Business School (ex-ESC Rouen) et qui mérite quelques éclairages…

Fin 2009, deux actualités mettaient en lumière la communication et le marketing des territoires, à des niveaux très différents. Au plan mondial, FutureBrand et Weber Shandwick publiaient en novembre leur cru 2009 du « Country Brand Index », le classement des marques-pays les plus puissantes. Il est marqué par l’effet « re-branding » du président Obama sur les Etats-Unis, et le retour des US en tête du classement. Autre lieu, autre échelle, le 1er décembre avait lieu à Saint-Etienne la remise des prix de la communication publique en France, qui a sacré l’opération « La Courneuve porte plainte devant la Halde ».

il ne s’agit pas de couvrir en un seul billet l’ensemble des problématiques mais plutôt d’introduire ce sujet qui nous intéresse chez Aspect et sur lequel nous sommes plusieurs a avoir  travaillé (pour l’Ecosse, Marseille Euroméditerranée, le Kent, Liverpool etc.…).

A la lumière des deux événements cités, nous voulons simplement rappeler qu’un événement déclencheur est souvent à l’origine d’une prise de conscience de la nécessité de marketer un territoire – et évoquer aussi la question de la hiérarchie entre les marques (pays, régions, villes…).

Le syndrome des JO perdus

Jean-Noël Kapferer déclare dans sa « Bible » (Les marques, capital de l’entreprise) que les territoires ont pris conscience du besoin d’attirer les ressources matérielles et humaines pour leur développement et de la concurrence dans laquelle ils se trouvent. Il cite l’exemple de Paris perdant les Jeux Olympiques de 2012 face à Londres comme l’expression de la faiblesse de la marque France face à la marque UK.

Les JO, ou plutôt leur absence, paraissent d’ailleurs être un signal d’alerte, le symptôme que quelque chose ne tourne pas rond pour le territoire perdant. Marian Salzman (Président d’Euro RSCG Worlwide PR) écrit ainsi sur le site de Nation Branding que le 2 octobre 2009 restera pour le monde entier le signe que la marque Amérique a perdu de sa puissance : Ce jour là, Rio remporte les JO 2016 face à Chicago, « Obama-city » !

Partant du principe que le concept de marque devient pertinent dès que la concurrence existe – pour créer de la préférence – l’analyse marketing concerne évidemment les territoires. En dehors des JO, les pays, régions, métropoles ou villes sont effectivement en concurrence quotidienne – pour l’accueil d’un siège social, d’une structure internationale, mais aussi de touristes, d’étudiants, de chercheurs, de nouveaux habitants etc.. L’image que renvoient ces territoires devient déterminante.

Quelle hiérarchie entre les marques ?

Le site Nation Branding propose différentes études de cas de pays ayant pris en main la gestion de leur nom. De son côté, Le blog de Boris Maynadier, professeur à Toulouse et consultant auprès de la communauté d’agglomération de Nantes, regorge d’exemples de marques-villes, des initiatives que pourraient récompenser les prix de la communication publique.

Mais ne cherchez pas l’étude du cas « France », elle n’existe pas sur le blog, peut-être parce que nous n’avons pas vraiment entrepris de stratégies dans ce sens. En revanche, nos collectivités sont très actives, et outre le palmarès de Saint-Etienne, il est impossible de passer à côté d’OnlyLyon, incontestablement la plus innovante dans ce sens en France : la marque du Grand Lyon ne regroupe pas moins de 12 acteurs impliqués dans le rayonnement métropolitain (Communauté Urbaine, CCI, Université, Aéroport, Département, Office du tourisme et des congrès…), un réseau d’ambassadeurs et (nécessairement ?) une batterie d’agences de communication misant beaucoup sur les RP !

Malgré tous les efforts de Lyon, nous n’en sommes pas encore au point où des marques régionales pourraient mettre en difficulté à la marque « France » (à part peut-être la marque Paris, si tant est qu’elle soit réellement structurée sur le modèle de Lyon). Il n’en pas de même partout : Pour revenir au pied de nez madrilène à Barcelone, une des conclusions de Raul Peralba Fortuny dans le rapport sur le positionnement de la marque Espagne (« El posicionamiento estratégico de la marca España », Juin 2009) porte sur la marque Espagne. Elle souffrirait, selon lui, du succès de ses marques « filles » que sont Barcelone, Ibiza, Madrid, l’Andalousie ou la Catalogne… Notons que cette dernière dispose de cinq délégations dans le monde et assure seule sa promotion – économique, culturelle, politique et touristique – …

Entre nécessité et difficultés, le marché avance et se structure… De mon côté, j’espère pouvoir revenir bientôt sur le sujet…

Fabien Pecot

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city branding, jeux olympiques, marketing territorial, Nation branding, ONLYLYON
jan
22

De l’e-reputation et du saucisson

admin Communication 2.0, Relations Publiques 1 commentaire
© Christine Lamour - Fotolia.com

© Christine Lamour - Fotolia.com

Tout le monde en parle. Tout le monde. Entreprises, politiques, professions libérales et même vous et moi : Le coup est parti. Cette fois, c’est sûr, l’e-reputation sera le buzz word de l’année 2010. On avait déjà subi la montée des blogs, la vague Facebook, l’irruption du dernier cri Twitter, et voici maintenant le nouveau concept qui les dépasse et les encapsule, pour nous poser abruptement la question: « Comment exister dans le magma des contenus générés par l’utilisateur ? ». Une préoccupation planétaire (au moins sur les deux rives de l’Atlantique Nord) qui génère plus de 7000 posts par jour si l’on doit en croire Google…

Des chroniques de David Abiker – excellentes au demeurant – aux papiers vulgarisateurs du Figaro, des éditeurs de logiciels spécialisés à la centaine d’agences revendiquant ce nouvel eldorado, tout le landerneau médiatique bruisse à l’unisson de l’e-reputation, le nouveau mot magique, qui terrifie les uns autant qu’il enflamme la convoitise des autres…  Il y aurait donc quelque chose de nouveau sous le soleil de la comm’.  L’entreprise devrait désormais se méfier plus que tout d’une opinion publique en ligne, perçue comme une terrible gorgone protéiforme et tentaculaire. Il conviendrait de la surveiller. Voire la dompter avec l’aide d’une nouvelle race de communicants, rompus aux arts numériques. L’e-reputation serait une nouvelle strate de la réputation de l’entreprise, comme une nouvelle couche fragile de l’épiderme de l’institution nécessitant le recours à une médecine spécifique et hautement technologique…

Arrêtons-nous un instant pour considérer la question. Oui, l’internaute dispose aujourd’hui de 1001 canaux pour faire instantanément valoir son avis, ses goûts et ses expériences aux yeux du monde. Mais l’internaute n’est qu’un consommateur qui surfe sur le net. Et la réputation de l’entreprise sur le web, qu’il la constate ou bien qu’il contribue à la fabriquer, n’est que le prolongement de celle qu’il perçoit ou véhicule dans sa vie de tous les jours. Content, curieux ou insatisfait d’une marque, il en parle à ses amis et relations, qui l’écoutent – avec une attention inégale… Certes, le web élargit le cercle de ses « amis », décuple ses capacités d’information et son pouvoir d’influence. Mais il ne change pas les fondamentaux de la prescription.

Pour que l’e-reputation soit une vraie nouveauté, il faudrait que l’entreprise ait attendu le web 2.0 pour découvrir ses obligations de bien faire son métier. Pour que l’e-reputation ait besoin d’une nouvelle génération d’experts, il faudrait supposer que les nouveaux médias permettent de s’inventer une vraie « second life », de travestir la réalité, de transmuter les vessies en lanternes … Désolé pour les partisans d’un nouveau paradigme digital, le web est très puissant mais il n’est qu’un vecteur d’accélération et un prisme d’amplification. Il ne transforme pas le réel. Au plan de l’entreprise, Twitter ou pas, la réalité réside dans le savoir-faire, le sens du client, les tarifs, la politique RH, la responsabilité sociale. Et la réputation, en ligne comme ailleurs, se fonde sur la bonne communication de ces atouts.

La réputation est une entité unique et précieuse, pas un accessoire de confort qu’on puisse saucissonner.
Tout comme la santé d’un organe ne se dissocie pas de la santé générale de l’individu, la réputation ne peut pas se décomposer commodément en blocs distincts de réputation physique et digitale. Le brief doit être le même, tout comme les qualités requises pour réussir. S’il faut bien sûr des compétences particulières pour maîtriser les codes et les outils du web, la priorité n’est pas toujours de se doter, dans l’urgence, de la « killer application » pour iPhone que tout bon annonceur doit exhiber dans ses diners en villes. Pour tous les publics, les préoccupations liées à la crise, au développement durable et à la mondialisation exigent des entreprises une réflexion sur leurs valeurs. Avec ou sans « e-», pour asseoir les fondements de sa réputation, l’entreprise doit répondre par le dialogue à la quête de sens du consommateur.

François Ramaget

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e-reputation, opinion publique, web 2.0
jan
20

Sauver le brief

admin Publicité, Relations Publiques 3 commentaires

Un coup  clin d’oeil émanant d’une agence de comm mais, a l’évidence, un bon message pour nos clients des agences de relations publiques ;-)

expert court from the brain compagnie on Vimeo.

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